Marché immobilier au Maroc en 2026 : l’évolution des prix et des ventes ville par ville

septembre 27, 2026 /Actualités immobilières
Marché immobilier au Maroc en 2026 : l'évolution des prix et des ventes ville par ville

Où en est le marché immobilier au Maroc en 2026 ? Voici l’évolution des prix et des ventes, ville par ville.

Pour acheter ou investir au Maroc, il faut savoir où en est le marché. Les chiffres officiels du premier semestre 2026 dessinent une tendance claire : un premier trimestre faible, suivi d’une reprise au deuxième. Mais les écarts entre villes sont importants. Dans cet article, nous passons en revue les chiffres ville par ville et expliquons ce qu’ils signifient pour les acheteurs.

Le marché immobilier au Maroc : l’essentiel

Les chiffres par ville

Variation par rapport au trimestre précédent.

VillePrix janv.–marsVentes janv.–marsPrix avr.–juinVentes avr.–juin
Tanger-3,9 %-36,4 %+2,3 %+11,5 %
Rabat-4,7 %-55,4 %+1,9 %+61,2 %
Casablanca-2,7 %-37,8 %+0,5 %+4,4 %
Marrakech-1,5 %-53,3 %+0,5 %+18,3 %
Agadir-0,3 %-51,4 %-0,1 %+30,1 %

Premier trimestre : moins dramatique qu’il n’y paraît

Début 2026, certains titres évoquaient un marché immobilier « en chute libre ». Ce n’est pas tout à fait exact. Sur un an, les prix n’ont reculé que de 0,4 % et les ventes de 9,3 %. La baisse de 40 % reprise dans la presse est un chiffre trimestriel, amplifié par la saisonnalité et par un quatrième trimestre 2025 exceptionnellement fort.

En résumé : le premier trimestre est surtout redescendu d’un pic. Le marché a ralenti, mais les prix sont restés relativement stables.

Deuxième trimestre : le marché repart

Au printemps, la tendance s’est inversée. Sur un an, les prix des biens résidentiels ont augmenté de 1 %, ceux des terrains de 0,3 % et ceux des biens à usage professionnel de 0,6 %. Le nombre de transactions a progressé de 6,3 %. La croissance des biens professionnels, comme les locaux commerciaux et les bureaux, est particulièrement marquante.

Ville par ville

Tanger : la plus forte hausse des prix

Tanger a été la ville la plus dynamique du deuxième trimestre. La hausse des prix a été particulièrement forte pour les terrains, avec +7,3 %. Les biens professionnels ont progressé de 4,2 % et le résidentiel de 0,9 %. Le nombre de transactions a augmenté de 11,5 %, porté par les ventes de terrains, en hausse de 54,9 %. Cette forte demande foncière annonce de nouveaux projets immobiliers : un signal que la ville continue de se développer.

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Rabat : du plus fort recul au plus fort rebond

Rabat avait connu la baisse la plus marquée au premier trimestre. Au deuxième trimestre, les ventes ont bondi de 61,2 %, dans toutes les catégories : résidentiel +60,5 %, terrains +50 % et biens professionnels +83,9 %.

Casablanca : une reprise prudente

La capitale économique se redresse tranquillement. Les prix ont progressé de 0,5 % et les transactions de 4,4 %, avec une forte hausse pour les terrains (+41,4 %) et les biens professionnels (+29,7 %). Les ventes de logements ont en revanche légèrement reculé.

Marrakech : nettement plus d’activité

À Marrakech, les prix ont progressé de 0,5 % et les transactions de 18,3 %. Le foncier a été particulièrement actif, avec 37,8 % de ventes en plus, et les ventes de logements ont augmenté de 14,2 %.

Agadir : des prix stables, des ventes irrégulières

Agadir est un cas particulier : les prix bougent à peine, tandis que le nombre de ventes varie fortement. Au premier trimestre, les prix n’ont reculé que de 0,3 %, mais les transactions ont chuté de 51,4 %. Au deuxième trimestre, les prix ont légèrement baissé de 0,1 %, tandis que les transactions ont progressé de 30,1 %.

Les autres villes

Au deuxième trimestre, les prix ont augmenté de 1,7 % à Fès et de 0,7 % à Kénitra, reculé de 0,9 % à Meknès et à Oujda, et sont restés quasiment stables à El Jadida.

Qu’est-ce que cela signifie pour les acheteurs et les MRE ?

Comment lire ces chiffres ?

Les chiffres proviennent de l’indice officiel des prix des actifs immobiliers (IPAI) de Bank Al-Maghrib et de l’ANCFCC, la Conservation foncière du Maroc. L’indice est calculé chaque trimestre selon la méthode des ventes répétées : il ne compare que les biens vendus au moins deux fois. À noter : les ventes étant enregistrées avec un décalage de quelques semaines à quelques mois, un trimestre reflète surtout des transactions conclues au trimestre précédent.

Questions fréquentes

Les prix de l’immobilier baissent-ils au Maroc en 2026 ?

Non, pas de manière structurelle. Après une baisse au premier trimestre, les prix sont repartis à la hausse au deuxième trimestre dans la plupart des grandes villes. Sur un an, l’indice des prix est légèrement supérieur à celui de l’an dernier.

Quelle ville affiche les meilleures performances ?

Tanger a enregistré la plus forte hausse des prix au deuxième trimestre (+2,3 %). Rabat a connu la plus forte croissance du nombre de ventes (+61,2 %).

Est-ce le bon moment pour acheter ?

Les prix sont stables et les ventes repartent. C’est souvent un moment favorable pour se positionner, surtout dans le neuf sur plan. Le bon choix dépend toutefois de l’emplacement, du projet et de votre objectif : habiter, louer ou investir.

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Source : ANCFCC & Bank Al-Maghrib – indice officiel des prix des actifs immobiliers (IPAI), premier et deuxième trimestres 2026.

Sources : Bank Al-Maghrib, ANCFCC

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